Le reproche fait aux jeunes d'être des rêveurs idéalistes est souvent un aveu d'impuissance de la part des aînés, une façon de justifier leur propre conformisme.
L’idéalisme des jeunes est le moteur du progrès. Sans lui, nous aurions encore des enfants dans les mines, des femmes sans droit de vote et des patrons tout-puissants. Reprocher son idéalisme à un jeune, c’est lui demander de capituler avant même d’avoir livré bataille. Le reproche fait aux jeunes d'être des rêveurs
L'aventure fait peur à ceux qui ont construit leur vie sur la stabilité. Pour les jeunes, l'aventure — qu'elle soit géographique (voyage, expatriation) ou entrepreneuriale — est une réponse à la précarité du monde actuel. Puisque plus rien n'est garanti, pourquoi ne pas tout essayer ? Reprocher son idéalisme à un jeune, c’est lui
Le rêve est souvent opposé à l'action. Pourtant, toute grande réalisation humaine a d'abord été un rêve jugé utopique par les contemporains. reprocher aux jeunes d’être des rêveurs, c'est oublier que le rêve est le premier pas vers la créativité et l'innovation. Puisque plus rien n'est garanti, pourquoi ne pas
Une société qui n'écoute plus ses jeunes s'asphyxie dans le conservatisme. Inversement, une jeunesse qui refuse totalement de comprendre les contraintes du réel s'expose à une marginalisation douloureuse. Le salut réside dans la transmission active et le dialogue intergénérationnel :
Les neurosciences démontrent que le cerveau humain, et particulièrement le cortex préfrontal (liée à la gestion des risques), termine sa maturation autour de 25 ans. Cette prédisposition biologique favorise naturellement l'audace et l'exploration chez les plus jeunes.
Mais ce reproche, aussi naturel soit-il, repose sur un malentendu : confondre idéalisme et naïveté, rêve et passivité, aventure et imprudence.